Comme un enfant qui apprend à parler. Au début, des signes puis des mots vagues prononcés avec hésitation dans le but de faire ressentir un besoin pressant. Puis, un flot de paroles, des bouts de phrases pas toujours très cohérentes mais dont le sens est plus clair plus élaboré, une explosion de sons proportionnelle au désir qui nous motive, au besoin qui nous ronge.
Et comme si on n’en revenait pas d’avoir enfin saisi la clef, de pouvoir enfin traduire ce ressentiment, comme si on voulait pratiquer cet outil et le maîtriser. On débite inlassablement des adjectifs, des exemples, des métaphores, des textes…il faut faire passer le message le plus intensément possible, il faut convaincre c’est l’évidence!!!!
On se rend vite compte que ce n’est nullement faisable et qu’on a beau s’époumoner, gesticuler, se plier en quatre, il est primordial que celui à qui on s’adresse ne le comprendra jamais, même si il fait semblant de vous croire…
“Ce qu’il y a d’ennuyeux dans l’amour c’est que c’est un crime où l’on ne peut pas se passer d’un complice.” (CHARLES BAUDELAIRE)

Il n’est jamais trop tard
2 novembre 2009 @ 8:30
et pourquoi il ne le comprendr jamais meme si il fait semblant de le croire? jveux des explicatioms de suite
3 novembre 2009 @ 2:34
Ce qui différencie l’être humain de la bête c’est l’AMOUR qui chez le second se traduit généralement par l’instinct; vient ensuite la PAROLE qui met en scène ce sentiment noble, à chacun finalement de l’exprimer -ou pas d’ailleurs- à sa manière… c’est selon le degré de courage, de volonté et de conviction de chacun.. Mais heureusement il existe une interface que la PAROLE n’a pu encore vaincre et qui, elle, traduit ce que celle-ci n’est parfois pas dans la mesure d’accomplir pour les raisons soulignées et d’autres encore… c’est LE REGARD, celui qui ne trompe jamais…
6 novembre 2009 @ 11:24Merci de m’avoir accueilli dans ta petite échappatoire, me donnant la possibilité de glisser mon curieux blablabla en guise de dérobade..
Think u darling
@Khaldoun: effectivement rien n’est jamais trop tard 
tu es toujours le bienvenu par ici et ç ame fait plaisir de te lire. J’espère que tout se passe bien pour toi!
23 novembre 2009 @ 7:13@simo: Je pense tout simplement que l’amour qu’on porte à une personne ne pourra jamais être perçu aussi intensément qu’on le ressens nous même et ce dans les deux sens…
@someone: Pas n’importe lequel de one
Le regard on en a tellement parlé tu te souviens? je suis toujours d’accord pour son impact qui vaut milles paroles mais même avec on ne pourra jamais traduire précisément nos sentiments…
“On se rend vite compte que ce n’est nullement faisable et qu’on a beau s’époumoner, gesticuler, se plier en quatre, il est primordial que celui à qui on s’adresse ne le comprendra jamais, même si il fait semblant de vous croire…” C’est exactement le genre de passage que l’on apprend par coeur et que l’on cite comme du Baudelaire ou du Shakespear … J’aime (jargon de Facebook)
27 novembre 2009 @ 1:30