Il était une fois une dague…qui n’avait rien de spécial au yeux d’une enfant, mais elle semblait faire souffrir les adultes et comme une enfant qui ne se soucie guère de ce qui la dépasse, elle ne chercha pas à  aller plus loin dans sa perception de cette dague: un manche pour la tenir, une lame tranchante donc dangereuse et interdite pour elle alors pourquoi s’attarder sur un objet moche en somme et de plus inaccessible…

Il était une fois une dague…qui prie une teinte différente aux yeux d’une enfant de 8ans, elle prie cette teinte différente et l’enfant insouciante auparavant la regarda plus attentivement cette fois: son manche n’était pas si ordinaire que cela il était fait non seulement pour tenir la dague, mais aussi pour la manier et cette lame était bel et bien tranchante, même blessante et si l’enfant ne l’avait pas approché, la dague, elle, s’était bien approchée de l’enfant et lui avait fait gouter imperceptiblement, discrètement mais surement sa première plaie donc sa première cicatrice…

Il était une fois une dague…à  éviter aux yeux de cette adolescente, et surtout à  surveiller car elle pouvait frapper si on ne s’en protégeait pas. Et en l’observant plus longtemps, la jeune fille voyait bien que : le manche est maniable, certes, mais pas par n’importe quel être vivant et surtout pas par elle. Oh! bien sur! il y a de ses semblables qui savent plus ou moins fleurter avec le manche mais nul ne peux contrôler la lame, cette lame si luisante et plus menaçante que jamais…

Il était une fois une dague…devenue objet de tentation aux yeux de cette jeune femme, mais la dague devin boudeuse et plus la jeune femme voulait la saisir, plus cette dernière se dérobait, alors la jeune femme la regardait avec envie, avec obsession, avec supplice, avec fureur, avec incompréhension, avec dégout, avec avidité, avec rejet: le manche est serti de saphirs éblouissants qui appellent la paume de l’observatrice, la lame magnifiquement fine, affutée et précise capte toute son attention…

Elle voudrait juste ressentir cette dague avec toute sa puissance en plein coeur…peu lui importe si la blessure le déchire, si la cicatrice tarde à  venir, elle envie ces malheureux qui pleurent l’empreinte de la dague autant que ces chanceux qui la bénissent…

Eh!…oh!…ce n’est qu’une histoire de dague…

31 mars 2007 at 4:38
5 Réponses à “Histoire d’une dague…”
  1. 1
    erana dit:

    :) )) je ne sais pas si tu dois t’estimer chanceuse ou non de ne pas encore avoir frole la dague, mais ne t’inkiete pas, tot ou tard, ton tour viendra et a ce moment la, je pense qu’il serait temps de mediter!!
    mais je suis d’accord avec toi, des fois il vaut mieux y gouter à nos risques et perils, au moins on aura vecu, plutot que de se morfondre et de se cacher dans sa cage comme l’a fait la perruche avec le chat ( dans mon post)
    en tk, ce que tu ecris est splendide!!
    merci de nous enchanter de la sorte

  2. 2
    papillon dit:

    Moi, j’ai vu ça sur un autre angle. Tu parles d’une arme comme si tu parlais d’une femme, d’une manière si poétique que je m’emporte des fois, peut être que pour moi l’effet “tranchant” est similaire aux deux, la femme et la dague, et que ce mystère leur est commun. En fin de compte, la vérité qui réside est celle où le monde aux yeux d’un enfant n’est guère comparable avec celui des adultes…
    Merci Darling..

  3. 3
    shadow dit:

    :) Je ne pense pas la froler uniquement ma chère erana après tout ce temps mdr! j’apprécie que tu apprécie ce que j’écris.

    Je t’en prie mon papillon vois comme tu veux, même si j’ai relue l’article deux fois pour comprendre ta perception lol! J’ai pas reconnue mon propre écrit en essayant de le lire à travers tes yeux mais j’avoue que c’est défendable et poétique comme tu dis alors merci à toi :)

  4. 4
    littl jo dit:

    superbe texte… j’ai bcp aimé cette histoire de dague, à laquelle on est si indifférents au début, puis dont on devient si dépendants…

  5. 5
    shadow dit:

    Merci et bienvenue à toi littl jo :) moi aussi j’adore les histoires mdr!