Certaines choses sont plus ou moins importantes pour moi. Certaines choses plus ou moins importantes pour les autres. Toujours est-il que je déteste gâcher ce que je ressens même quand il s’avère que ces ressentiments ne serviront plus.
J’ai donc quand même décidé d’écrire pour décrire ce qui me fera sourire je l’espère dans quelques temps
Je lève les yeux pour voir enfin ce que j’étais venu voir, j’avais fini par en rêver pour dire à quel point j’étais intriguée et curieuse…
Marrons comme je m’y attendais mais un marron gourmant, un marron tout chocolat, un marron doux, un marron craquant…
Un marron profond, abysseux, tout pour m’attirer, tout pour m’envouter, tout pour me rendre folle…
Un aspect velouté qui donne envie de s’y loger, sentir la caresse qu’ils promettent, envie de s’y réfugier comme dans un drap ou un habit réconfortant…
Je distinguais clairement une petite étoile luisante dans leurs regard , ce genre d’étincelle que ni un apareil photo ni une caméra ne peuvent retranscrire correctement sur une image. Comme un petit feu qui anime son regard et attise mon attention…
Des yeux fascinants et avec tout cela mystérieux, codés, prometteurs, qui protègent ses pensées. Pour dire vrai, je n’ai pas réussie à les lire…pourtant ils n’étaient pas de couleurs claires habituellement difficile à lire pour moi… ce n’était pas ce cas de figure simple ou j’ai mal aux yeux et je les détourne d’un bleu ou un vert illisible…ils représentaient deux portes ouvertes au seuil inquiétant, deux entrées vers un gouffre irrésistiblement convoité, un coffre à trésors, un lac tout chocolat…

Il me semble que je n’ai plus d’autre échappatoire que toi en fin de compte…j’ai l’impression d’avoir perdu mon aptitude à me concentrer, à rassembler mes mots à les imbriquer de façon à extraire mes émotions, à exorciser ma douleur…
La déception reste ma pire ennemie…j’accepte toujours aussi mal les changements et j’accorde encore trop de valeur à des personnes qui ne le méritent pas…j’ai faim de discussions lourdes de sens, d’esprits à dédales dans lesquels je peux m’égarer…
Je me sens caverneuse, vide, tellement vide que je vais exploser…

“Un mois et demi pour être réparée mademoiselle!” réparée? quoi ? comment? vous ne comprenez pas…un mois et demi c’est trop peu pour ce que j’ai…
” Et là vous avez mal?” si tu me tords le bras comme une malade biensur que oui ça me fait mal mais il n’est pas là le plus grand mal…
“Bon vous avez un risque de déplacement de la fracture mademoiselle et dans ce cas là il faudra vous opérer d’urgence!” m’opérer? une ablation d’organe ça vous dit? allez juste un bout d’amygdale, assez pour effacer un été de ma mémoire…
“Voiiiila! vous ne devez pas enlevez le bandage avant le prochain rendez-vous avec le docteur et surtout ne remontez pas votre épaule laissez la tomber!” même mon épaule saine n’a aucune envie de se relever crois moi…
“Allons donc ne faites pas cette tête, vous avez de la chance que ce soit une simple fracture imaginez si l’os s’était cassé!” je le suis moi même entièrement brisée…vous ne voyez vraiment pas ou est l’urgence dans ce service, une hémorragie est pourtant plus grave qu’un traumatisme non?

‘Then it comes to be that the soothing light
At the end of your tunnel
It’s just a freight train comin your way’ METALLICA

Comme un enfant qui apprend à parler. Au début, des signes puis des mots vagues prononcés avec hésitation dans le but de faire ressentir un besoin pressant. Puis, un flot de paroles, des bouts de phrases pas toujours très cohérentes mais dont le sens est plus clair plus élaboré, une explosion de sons proportionnelle au désir qui nous motive, au besoin qui nous ronge.
Et comme si on n’en revenait pas d’avoir enfin saisi la clef, de pouvoir enfin traduire ce ressentiment, comme si on voulait pratiquer cet outil et le maîtriser. On débite inlassablement des adjectifs, des exemples, des métaphores, des textes…il faut faire passer le message le plus intensément possible, il faut convaincre c’est l’évidence!!!!
On se rend vite compte que ce n’est nullement faisable et qu’on a beau s’époumoner, gesticuler, se plier en quatre, il est primordial que celui à qui on s’adresse ne le comprendra jamais, même si il fait semblant de vous croire…
“Ce qu’il y a d’ennuyeux dans l’amour c’est que c’est un crime où l’on ne peut pas se passer d’un complice.” (CHARLES BAUDELAIRE)

Elle avait mainte fois essayé de renouer un lien avec lui. Lui qui par un simple mouvement traduisait ses envies, ses peurs, ses joies, ses résolutions. Elle tendait la main, le saisissait fermement et tentait de lui faire cracher une phrase ou même quelques mots à la hauteur de ses exigences, les échos d’une confession.
Ce qu’il crachait était tellement laid qu’elle le rejetait avec rage et dégout. Elle se sentait pitoyablement vide, il lui paraissait exaspérant, inutile, le lien semblait s’être rompu pour de bon. Le messager pourtant présent, les regardait impuissant l’air de dire “je ne peux transmettre un message vide, je refuse de faire la transition”.
Ce soir elle ne tenta pas de le saisir, sa main tremblante le chercha instinctivement et comme par magie il répondit volontiers à sa sollicitation. Elle effleura délicatement la page d’un vieux journal, les mots se bousculèrent joyeusement. Comme avant ils prirent soigneusement place, les phrases s’alignèrent sans effort et son ami avec classe, la soulagea de son fardeau.
Le messager semble me sourire, il comprend à nouveau mes mots. Mon ami se laisse docilement bercer par mes échos. Je vous souhaite à tous de ressentir cette indescriptiblement vivifiante, cette tendre expiration…

-Se brosser les dents avec de la mousse à raser en tube ou du nettoyant visage et s’appliquer à bien astiquer ses dents avant de se rendre compte avec dégout que cela n’a rien à voir avec du dentifrice.
-Traverser au feu vert et se faire klaxonner comme une folle car le vert auquel on a obéit se révèle être celui adressé aux voitures.
- Avoir les larmes aux yeux souvent sans trop savoir pourquoi et passer son temps à les maquiller en rhume tellement c’est ridicule d’avoir des larmes sans être un minimum triste.
-Se sentir affamée sans avoir réellement faim, manger comme quatre un jour et ne rien avaler de solide le jour qui suit.
-Sentiment d’être lasse, vidée, à bout de force malgrès de longues heures de sommeil forcé.
- Ne pas entendre ce que l’on vous raconte et dire oui ou non au hasard ce qui déconcerte la personne qui vous demandait l’heure.
-Mettre trois fois la même pièces dans un distributeur avant de vous rendre compte qu’il est hors service ou plutôt qu’on vous le fasse remarquer.
-Rater votre arrêt de train alors que vous regardiez par la fenêtre tout le long du trajet…
Nonnnn…ce n’est absolument pas dans mes habitudes d’être distraite! nonnn je vous assure! et je ne suis pas plus maladroite qu’une autre je vous l’affirme!

On ne peut pas s’empêcher de vouloir peut-on? Même si on sait que l’on ne va pas pouvoir. Le problème c’est la transition entre vouloir et se résigner à ne pas pouvoir. Oui…tout est dans cette résignation, elle est vraiment capricieuse et se fait désirer…surtout si vous êtes de tempérament persévérant et optimiste. Elle se dit occupée et vous prenez rendez-vous mais le temps d’y être, vous avez déjà rechuté dans l’espoir.
Une fâcheuse manie que d’espérer non? un moteur pour certains, un but pour d’autres, une manière de se battre, un moyen de résister…Il suffirait de tuer cet espoir trop envahissant dans ce cas précis, et ce serait mentir que de vous dire que c’est sans douleur ni difficulté que meurt un espoir. Il vous faut tout d’abord affronter la réalité bien en face, une réalité aveuglante , dénouée de toute fausse interprétation et souvent , il faudra provoquer cet affrontement.
La souffrance qui s’en suivra en sera comment vous dire…insupportable est un adjectif largement atténué comparé à la vague de désespoir qui vous submergera à ce moment précis, mais votre but aura été atteint…Eh oui! Vous serez désespéré!!
Pour ceux qui se disent qu’ils ont tout à perdre à faire un tel effort et qu’ils préfèrent leurs douces illusions à de la peine, je vous rappelle qu’un sentiment de liberté vaut bien de la peine et qu’une peine constructrice vaut mieux qu’une illusion destructrice.

WAVES OF DESPAIR by Regina Lafay

Une frayeur assomante, une tachycardie détonnante m’ont envahis d’horreur au moment ou j’ai eu la mauvaise surprise de ne pas te retrouver mon petit blog!! J’ai crue à un crime, un vol, un kidnaping!! Je serais toujours surprise de voir à quel point de simples pages de mots peuvent compter, et même si je pouvais récupérer mes écrits, ta couleur, ton apparence me sont irremplaçables alors gardes toi de jouer à cache cache avec moi une autre fois si tu ne veux pas que je sombre dans la désolation, tu es un des seuls repères qui me restent alors ne fais surtout jamais comme certains.
Avales le ce poison, à grande gorgée ou à petite dose
Regardes toi de l’intérieur si un jour tu l’oses
Invoques tes sottes convictions
Remets au gout du jour tes pompeuses résolutions
Peux-tu encore te tolérer? une question que je me pose
Je t’ai laissé me défaire et je me console en proses
Mon baptême de haine c’est avec toi que je le ferais
Quelquesoit ma résistance, tu as su briser mes souhaits
Veuillez patientez pendant que nous agravons votre athétose
Une perfusion de cinisme, un amour d’overdose.
